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27 novembre 2013 3 27 /11 /novembre /2013 20:39
astelos.jpgLa dépendance : un enjeu de société

La prise en charge de la dépendance est un enjeu majeur du développement du territoire : 
D'ici 2040, le nombre des plus de 80 ans va tripler. Et la solidarité intergénérationnelle doit venir compléter l'accueil en établissements médico-sociaux.

Soutenir le maintien à domicile et un accueil de qualité

Nous avons donc décidé de lancer une plate-forme e-commerce autour des besoins du senior dépendant. Cette plate-forme est à destination des maisons de retraite et EHPAD mais aussi des acteurs du maintien à domicile et aidants.

La société Astelos et Les Compagnons De Vie A Domicile souhaitent mutualiser les liens afin de vous apporter un service de qualité pour vivre le plus longtemps à votre domicile en passant commande sur le Site Internet 

A votre écoute, un engagement sincère

Contactez-nous pour une réponse à vos besoins spécifiques via notre Numéro vert 0805 140 001 (appel gratuit depuis un poste fixe) vous aurez une réponse dans un délai bref parmi les fournisseurs les plus connus en France mais aussi d’autres fabricants européens.link  

 

 

 

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26 novembre 2013 2 26 /11 /novembre /2013 19:42

Promotion pour la page "Petite révolution dans le monde de l’agrément" :


Un nouveau mot va apparaître dans le vocabulaire des services à la personne : le mot de “déclaration”. Une notion à ne pas confondre avec celle d’agrément, qui…

Lire la page "Petite révolution dans le monde de l’agrément".

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26 novembre 2013 2 26 /11 /novembre /2013 18:26




Astelos est une société spécialisée dans la vente des matériels et des produits de confort médical destiné aux personnes dépendantes et en perte d'autonomie.
Astelos-sante.com a pour objectif de prendre soin des personnes âgées dépendantes ou handicapées et de les aider à mieux vivre leur quotidien.
Nous sommes une plateforme e-commerce qui vend des équipements médicaux et des matériels de confort afin d'améliorer la qualité de leur prise en charge avec le meilleur rapport qualité/prix.

 http://www.astelos-sante.com 

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8 juin 2013 6 08 /06 /juin /2013 18:58

INVITATION

 

Connais le monde des réseaux sociaux de l'avenir ou il n'y a aucune restriction, tu peux facilement rejoindre n'importe qui dans le monde, les services les plus populaires sont gratuitement accessibles pour toi et tu peux également devenir propriétaire.

La communauté de l'avenir

Le probleme majeur des réseaux sociaux principaux au monde, c'est que de plus en plus de restrictions sont introduites ce qui rend difficile de rester en contact, de faire connaissance avec les autres et d'établir de nouvelles relations.

Le but de GlobAllShare est de mettre en place le plus grand réseau social de l'avenir sans restriction ou tu peux vraiment établir une relation avec toute personne, tu peux facilement faire connaissances, construire de nouvelles relations, tes partages peuvent atteindre en une seconde toute personne dans le monde entier et tout le monde peut les voir.

Pas de restrictions

Le réseau social GlobAllShare n'a pas de restriction et tes partages et entrées peuvent etre consultés partout dans le monde. GlobAllShare a pour but de créer un babillard véritablement global est disponible simultanément dans le monde entier ou tu peux voir tous les partages et tout le monde peut voir tes partages, ainsi tu ne manqueras jamais rien.

Tout est gratuit

L'utilisation du réseau social de GlobAllShare est absolument gratuite. On ne doit pas et ne devra pas payer pour l'utilisation. Au site de GlobAllShare des services sont accessibles absolument gratuitement pour lesquels précédemment tu as payé autre part. Appels, appels vidéo, présentations en direct sur internet, web-conférences, vidéo-mails, envoi de SMS, jeux, films, musique, et tu peux créer ton propre site web ou magasin web tout a fait gratuitement.

Les services de GlobAllShare sont accessibles gratuitement partout dans le monde.

 

http://www.globallshare.com/regfr1121247.html

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7 juin 2013 5 07 /06 /juin /2013 19:22
A tout moment, 24h/24 et 7j/7
  • Votre état de santé vous préoccupe, vous souffrez d’une maladie chronique, vous sortez de l’hôpital, vous souhaitez bénéficier d’une écoute experte ?

    Utilisez la téléassistance médicale proposée par l’UNA

    A tout moment, 24h/24 et 7j/7, une simple pression sur le déclencheur (du bracelet ou du pendentif) vous met directement en relation avec l’équipe du plateau médicalisé. Le dialogue se fait par l’interphone puissant du transmetteur.
    Selon les cas, cette équipe contacte soit vos proches, soit les services de secours pour une intervention d’urgence.


    Pratique

    • C’est Les Compagnons de vie à domicile qui installe directement chez vous le matériel
    • Le déclencheur est étanche, discret et léger (utilisable sous la douche)
    • Parlez sans avoir besoin de vous lever pour décrocher votre téléphone

    Souple

    • Vous pouvez résilier à tout moment votre abonnement sans frais,
    • Vous pouvez suspendre 1 fois par an votre abonnement (de 1 mois minimum à 3 mois maximum) lors d’une hospitalisation ou dans le cadre de vacances hors du domicile.
    Prises en charge

    • L’APA ou la PCH peuvent prendre en charge une partie des frais liés à la téléassistance
    • Vous pouvez bénéficier d’une réduction d’impôts de 50 %*
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4 juin 2013 2 04 /06 /juin /2013 20:02
© Mathilde Leclerc
© Mathilde Leclerc

Maisons de retraite, foyers... les places sont rares et onéreuses. Une alternative existe pour les personnes dépendantes ou très agées : la famille d'accueil. La France en compte environ 10.000 agréées. Immersion, en Maine-et-Loire dans la famille qui accueille deux octogénaires.

 

« Debout madame Jouint, il est neuf heures ! », souffle Catherine Ballé, accueillante familiale, en ouvrant délicatement les volets de la chambre d'Andrée Jouint, 88 ans. Elle presse le bouton « off » du baby phone, permettant d'avoir toujours une oreille sécuritaire dans la chambre de l'octogénaire. Une nouvelle journée démarre pour cette famille d'accueil, installée dans la petite contrée de Noëllet, où vit également Rolande Rousse, 82 ans.

Il y a six ans, à l'approche de la cinquantaine et après le départ de quatre de ses enfants, Catherine Ballé alors auxiliaire de vie, s'est convertie en accueillante familiale. Un métier « plus humain ». « Après le ménage, j'avais tellement mal au cœur de les laisser seules en partant le soir », se souvient-elle. D'un tempérament posé, à l'écoute, elle aspirait à autre chose. Avec le soutien de son mari Richard, elle a concrétisé son projet de vie. « Locataires, nous voulions acheter une maison en campagne. Le choix d'une demeure de plein pied était un critère inévitable à nos yeux car nous avions clairement en tête d'y accueillir des personnes âgées ».

Déménagement dans la maison, aménagement de chambres médicalisées au rez-de-chaussée. Une fois les conditions d'accueil réunies, elle a pu se lancer dans l'aventure. Depuis, le troisième-âge est entré dans son quotidien et dans celui de sa famille.

Sur la base d'un contrat d’accueil à 1400€ le mois pour chaque pensionnaire, une chambre est mise à disposition en plus des repas et soins quotidiens. Catherine Ballé s'occupe d'elles à plein temps, sept jours sur sept. Seuls moments de répit : les fêtes de Noël et quelques week-end par an. « Soit elles vont passer plusieurs jours dans leur famille ou je les confie à une famille relais. Il faut bien des moments d'intimité, des moments à soi ! »

Après quelques mois de cohabitation, les habitudes se sont installées. Rolande et Andrée sont choyées. Le matin, après avoir pris leur petit déjeuner au lit, elles passent à la toilette. Et en musique ! Edith Piaf, Mike Brant... à chacune ses coups de coeur. « Elles enclenchent le magnétophone sur un air de l'ancien temps. Ça rend le moment moins désagréable », raconte Catherine Ballé. D'autres petits rituels de Catherine s'établissent. « Tous les jours, nous jouons aux jeux de société à partir de 16h, autour d'un petit goûter ». A 15h45, en effet, Rolande pointe son nez dans le salon, les lunettes rondes sur les yeux, suivie à quelques pas d'Andrée. Un moment qu'elles ne manqueraient pour rien au monde.

Une « grand-mère d'adoption » ?

Sur le comptoir de la cuisine, l’odeur d’une soupe fraîchement préparée par Catherine Ballé embaume la maison. Repartie dans sa chambre, Andrée y prête attention, l’air gourmand. Installée dans son fauteuil, elle contemple fièrement son univers. « Ici, c'est mon petit cocon. J'ai reproduis ma maison en installant mes meubles, mes souvenirs », se réjouit la vieille femme.

Présente dans la maison Ballé depuis quatre-ans-et-demi, Andrée a pris ses habitudes au sein de la famille. Allant jusqu'à perturber l'harmonie dans la maisonnée. « Gueularde à défaut » selon ses propres termes, son caractère contraste avec celui de Rolande, arrivée en décembre dernier. « L'une est bavarde et obstinée, l'autre introvertie et timide », évalue Catherine Ballé. Pour qui une des règles à respecter doit être le respect mutuel, au delà des différences.

Elle-même doit garder une certaine distance avec ses pensionnaires, qui ne sont pas des grands-mères d'adoption. « Pour rester dans une dynamique professionnelle et ne pas laisser les sentiments prendre le dessus », Catherine Ballé impose donc le vouvoiement et l'usage du « madame » entre elles. Au grand regret d'Andrée qui aimerait être considérée comme « la mamie », dans cette demeure où cinq enfants ont grandi. Le dernier d'entre-eux, Quentin, reste en retrait. Du haut de ses vingt-ans, il est peu enclin à la discussion avec les deux femmes. Une attitude qui diffère selon les enfants de Catherine et Richard Ballé. « Un de nos fils, agriculteur dans le coin, vient souvent ici pour discuter avec les pensionnaires ».

Concilier les trois familles demande donc rigueur et autorité. Les proches des accueillis peuvent rapidement devenir imposants. Madame Jouint hausse les épaules et glisse malicieusement : « J'aimerais que mes soixante enfants et petits enfants viennent me voir mais ici, c'est maximum quatre personnes par visite ». Une règle nécessaire, fixée dès la signature du contrat par la famille Ballé pour garder le statut d'« accueil » et non pas de « pension familiale ».

Lutter contre l'isolement

A 88 ans, la santé fragile d'Andrée nécessite une veille constante sur elle. Elle vient tout juste de rentrer de l'hôpital. « Après un incident vasculaire, tout le monde me pensait presque morte. A mon réveil, mes neuf enfants, habitant un peu partout dans la région, pleuraient à mon chevet », reconnaît-elle. Et l'attention de Catherine Ballé l'a beaucoup marqué. « Elle m'a appelée tous les jours pour prendre de mes nouvelles, veillant sur moi comme une fille l'aurait fait. Mes bons comme mes mauvais côtés, elle me connaît par cœur », confie-t-elle, touchée par cette bienveillance. Modeste devant ces compliments, Catherine renvoie un sourire affectueux et avoue : « J'aurais un gros pincement au cœur le jour où elle partira. »

La situation de Rolande l'a aussi particulièrement émue. « Elle est déracinée, sa famille n'est pas dans le coin. Ses enfants m'appellent tous les mois pour prévenir d'une éventuelle visite, régler le salaire. Mais ils ne prennent pas toujours le temps de discuter avec elle tant elle communique difficilement. Alors je fais l'intermédiaire », reconnaît-elle. Quelques mots succincts sortent de sa bouche de la vieille dame. Elle se qualifie elle même de « petite causeuse ». Catherine Ballé l'avoue : elle voit en Rolande sa « grand mère maternelle », d'où cette affection particulière.

Si soixante-dix-huit accueillants sont présents dans le département, ils sont principalement regroupés dans le sud-est du département. Dans les vllages alentours à Noëllet, on les compte sur les doigts d'une main. Une rareté due à la précarité du métier, intense en cas de décès d'un accueilli. L'inoccupation d'une place en famille d'accueil ne permet en effet aucune garantie chômage. Le soutien commun entre familles d'accueil semble essentiel aux yeux de Catherine Ballé. « On s'engage à long terme dans cette activité, c'est un choix de vie. Et mes deux pensionnaires apprécient la bonne entente avec les autres familles d'accueil. Tout le monde s'y retrouve. » Dix ans après la canicule de l'été 2003 qui avait alerté sur l'isolement des personnes âgées, le placement en famille d'accueil répond à une attente commune : veiller sur nos aïeuls, ne plus vieillir seul.

 

 

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5 mai 2013 7 05 /05 /mai /2013 20:16

Vous connaissez tous la série qui est diffusée depuis 1974. Elle a touché des générations entières et chaque année elle repasse à la télé et manifestement elle rencontre toujours autant de succès. Pourquoi cette série a t-elle réussi à fédérer toutes les générations autour d’une valeur fondamentale trop souvent bafouée : la famille ? 

Rien ne pourra briser les liens magnifiques, magiques de cette famille formidable et terriblement attachante. La peste, la mort, l’ouragan, la maladie, la révolution des chemins de fer, l’aveuglement, le mercantilisme, le blizzard, les insectes, la méchanceté …Non rien, ne pourra jamais altérer la famille Ingalls !

Cette magnifique série est tirée des livres semi-autobiographiques de Laura Ingalls qui retrace les aventures d’une famille de pionnier américain du Minnesota à la fin du XIXème. Le bouquin original est paru en 1932 et c’est Michael Landon, le fameux Charles Ingalls, dit le coupeur de bois qui l’a adapté avec succès. La série comportait 254 épisodes et elle a été tournée de 1974 à 1983.

Mais pourquoi un tel succès ? Les valeurs portées par cette série sont à des kilomètres des séries télé classiques: on y prône, l’amour, la famille, la fierté de son pays et aussi l’importance du fait religieux. C’est pourquoi certains ont pu déceler une once de conservatisme voire de puritanisme ou du moins de naïveté . Critiques infondées car cette série fut le plus grand succès télévisuel du siècle !

D’autre part, derrière le personnage emblématique de Laura Ingalls, on peut décerner les prémices non pas du féminisme mais de l’émancipation des femmes dans une société qui s’ouvre peu à peu au monde et à l’évolution.

Les actions de la famille Ingalls sont dénuées d’intérêt, ils agissent pour le bien commun sans se soucier des intérêts particuliers. La tolérance, la bonté, le côté sain sont les piliers de cette série tout en se basant sur les valeurs chrétiennes d’amour et de partage. Personne n’est laissé aux bords du chemin que ce soit les hommes ou les animaux et même les “méchants” de l’histoire, au fil du temps, se bonifient ! L’être humain n’est pas mauvais, ce n’est pas un loup pour l’homme mais il doit se méfier de ses travers originaux et grâce à son entourage, à la foi, à autrui, chaque homme peut trouver le bon et le vrai chemin.

Cette parabole de la vie, symbole d’une époque, est pourtant l’oeuvre de Michael Landon qui n’a pas réussi à mettre en corrélation les valeurs prônées dans la série et sa vie d’homme. Alcoolique, divorcé de nombreuses fois, père aimant dans la série mais égoïste dans la vie…Comme quoi la Petite Maison dans la Prairie est vraiment une fiction mais pourquoi ne pas, pour une fois, se mettre devant son écran de télé et savourer les magnifiques paysages, les péripéties d’une vie de famille, sans arrière pensée ? Invitez vos petits enfants à découvrir la vie des pionniers américains et commentez avec eux les épisodes !

Cette série est tellement intemporelle qu’une adaptation cinématographique va bientôt être tournée. Espérons que les valeurs intrinsèques de la série ne seront pas galvaudées !

Pour terminer, nous vous offrons un petit plaisir, le générique et la musique de cette série composée par le génial David Rose :

 

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5 mai 2013 7 05 /05 /mai /2013 19:57
Au sein de leur permanence, Gladys et Serge écoutent, conseillent et orientent les familles

Au sein de leur permanence, Gladys et Serge écoutent, conseillent et orientent les familles

Bar-sur-Seine- Gladys Unterwald et Serge Champroux tiennent une permanence d'écoute et de conseils aux familles confrontées à la maladie d'Alzheimer

C'est devenu un rituel. Chaque premier lundi du mois, Gladys Unterwald et Serge Champroux accueillent dans leur permanence les personnes qui affrontent la maladie d'Alzheimer affectant leur père, leur mère ou leur conjoint : « Il y avait des structures ailleurs dans le département, mais rien à Bar-sur-Seine », expliquent les deux membres de l'association France Alzheimer.
Une permanence qui permet à ceux qu'on appelle les « aidants » de se libérer par la parole : « Cela permet aux gens de se confier et d'évoquer leurs difficultés. S'occuper d'une personne victime de la maladie d'Alzheimer entraîne une grosse fatigue et une souffrance », soulignent les deux amis qui connaissent bien le sujet. Tous les deux ont eu à s'occuper de leur conjoint respectif.

Placement


Au sein de leur permanence, Gladys et Serge écoutent, conseillent et orientent les familles :
« Les personnes viennent nous voir et nous racontent leur vie quotidienne. Puis, nous les conseillons et les orientons vers des solutions comme la prise en charge en accueil de jour ou le placement. »
Des alternatives qui ne sont pas toujours faciles à envisager pour les familles : « Cela pose des problèmes de financement. Et, en plus, il y a la séparation. Les gens culpabilisent, mais nous essayons de leur dire de penser aussi à leur propre santé, de prendre soin d'eux. »
Au-delà de ces conseils, les deux amis accompagnent les familles dans leurs démarches. Elles remplissent des dossiers d'admission, permettent l'obtention de la carte d'invalidité qui donne droit à des aides.
Parfois, ils vont jusqu'à effectuer des visites à domicile. Un travail lourd et difficile qui concourt à ce que la maladie d'Alzheimer soit de moins en moins un sujet tabou.

En savoir plus


Permanence le premier lundi de chaque mois, entre 15 h et 17 h, dans une salle de réunion du premier étage de Fontarce, au centre hospitalier de Bar-sur-Seine.
Contact au 03 25 29 81 41 ou au 06 83 27 39 91.
La permanence Alzheimer sera assurée lundi 6 mai, de 15 h à 17 h.

 

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19 mars 2013 2 19 /03 /mars /2013 20:39

INTERVIEW DE LA SEMAINE -  Ministre déléguée aux Personnes âgées et à l'autonomie, Michèle Delaunay appelle les Français à acquérir un "esprit de résistance aux difficultés" et veut se voir comme la "ministre de l'émancipation de l'âge". La "tombeuse d'Alain Juppé" à Bordeaux revient pour le JDD.fr sur la volonté de François Hollande "d'accélérer le rythme du changement". Sa liberté de parole, elle l'assume : "Je ne vois pas pourquoi on interdirait, surtout dans une période un peu difficile, de s'accorder quelques sourires."

La cote de popularité de François Hollande est au plus bas historique dans les sondages. Qu'est-ce qui ne fonctionne pas dans sa présidence?
Nous sommes dans une crise historique. Comment voulez-vous qu'il n'y ait pas une désillusion, une inquiétude, un désenchantement? Le gouvernement dans son entier doit se mobiliser pour faire accepter des efforts. J'aimerais que les Français aient en ce moment un esprit de résistance aux difficultés. L'effort doit être commun, partagé à la condition, et là je fais du Jean-Marc Ayrault dans le texte, qu'il soit juste.

François Hollande souhaite légiférer par ordonnances. Que pensez-vous de ce recours?
Dans son intention, il y a, je pense, la volonté d'accélérer le rythme du changement. Les gens nous disent souvent : "le changement, ce n'est pas maintenant". Ils ont cru, et peut être que la formule les y a incités, que l'on gouvernerait par ordonnances dans les trois premières semaines. François Hollande a parfaitement saisi cette impatience et il veut que l'application de ce que nous faisons se concrétise plus rapidement.

Quitte à passer outre l'avis du Parlement?
Il y a des domaines où je pense que cela peut être ni choquant ni délétère.

«Il y a plus d'âgés et moins d'argent»

Les ordonnances pourraient-elles concerner la réforme de la dépendance?
Non. C'est une réforme incroyablement ambitieuse : réformer tout le champ de l'avancée en âge depuis la sortie de la vie professionnelle. Ça demande de faire une loi à caractère exécutif et également une loi d'orientation. Il faut absolument prendre son temps, mais nous ferons en 18 mois ce que les gouvernements précédents n'ont pas fait en cinq ans. La loi sera sur la table avant la fin de l'année 2013.

La réforme de la dépendance avait été abandonnée par Nicolas Sarkozy faute de moyens suffisants. La France en a-t-elle aujourd'hui davantage les moyens?
Non. Ma formule habituelle est de dire qu'il y a plus d'âgés et moins d'argent. Malgré cela, nous ne laissons pas sur le côté notre ambition pour la cause de l'âge. François Hollande l'a dit le 25 janvier dernier à Lille : cette loi sera posée et sa montée en charge sera décidée sur le moment en fonction du contexte budgétaire.

Ne redoutez-vous pas que les marges de manoeuvres financières soient réduites?
Non. Cela a été promis pendant la campagne, affirmé plusieurs fois à Tulle et à Lille par le président, réaffirmé plusieurs fois par Jean-Marc Ayrault. Vraiment, je ne le redoute pas.

Comment financer cette réforme?
Vous n'arriverez pas à me faire dire, ni par la fenêtre, ni par la porte, ce que le président de la République arbitrera au moment de la réforme. Rien n'est décidé si ce n'est qu'on ne passera pas par la piste de l'assurance privée obligatoire. Chaque mesure que nous étudions, nous la soumettons au principe des Auvergnats : à quoi ça sert? Combien ça coûte? Il s'agit d'établir un rapport entre l'utilité pour le redressement dans la justice et le coût pour l'Etat. Nous passons tout à travers ce prisme.

«Ségolène Royal pige les enjeux très vite»

Pourquoi François Hollande, qui promettait 80.000 logements adaptés à la dépendance par an pendant la campagne, est-il passé à 80.000 logements en cinq ans?
Je pense que nous pouvons faire mieux.Maisdes mesures très concrètes sont déjà en place dans certaines villes de France.

Pour réformer le régime général des retraites, le gouvernement doit-il désindexer les pensions et augmenter les cotisations?
Ce n'est pas mon dossier. Les commissions sont au travail. En 1945, l'espérance de vie était d'un an. Une femme de 60 ans aujourd'hui a une espérance de vie de 27 ans. Il y a là une révolution considérable. Je ne peux pas être à la fois une ministre qui parle de cette chance incroyable qu'est la longévité et en même temps exclure par exemple tout allongement des cotisations.

Vous prônez une "révolution de l'âge". Qu'est-ce?
Je ne la prône pas. Elle est là. C'est une révolution complètement nouvelle qui tient en deux chiffres : l'avancée en âge au sortir de la vie professionnelle est de 30 ans en moyenne. Deuxièmement, il y aura 60.000 centenaires en 2050. Absolument tous les champs de la société sont impactés. Je fais extrêmement confiance en ma génération, les baby-boomers, qui sera la première à accompagner massivement ses parents dans le grand âge. Ils ne se laisseront pas surprendre. Je veux être la ministre de cette prise de conscience, de cette émancipation. A nous de jouer, ne soyons pas passifs.

Vous qui êtes proche de Ségolène Royal, souhaitez-vous qu'elle revienne dans le gouvernement?
Je continue à la soutenir, à l'accompagner, je l'ai vue il y a quelques jours. Je suis extrêmement contente qu'elle ait un rôle à la Banque publique d'investissement (BPI), c'est une femme qui a une véritable vision, qui a fait dans sa région des choses que peu de présidents masculins ont fait.Elle pige les enjeux très vite! Je souhaite qu'elle ait un rôle national et là, elle va l'avoir. Ça serait dommage qu'on se prive de son intuition.

Vous êtes très active sur Twitter. Pourquoi?
Les ministres ont eu pour consigne de mettre un très gros bémol sur leur activité. Moi j'ai défendu une position : un âgé qui tweete ne vieillit jamais. Il est démontré scientifiquement qu'une attitude active sur Internet prévient le déclin cognitif. Formidable! C'est un outil de prévention pour toute une génération. 1,3 million de twittos ont plus de 55 ans, ils ont progressé en un an de 100%. Je veux illustrer ça. Deuxième chose, pour quelqu'un qui est dans le champ politique, Twitter est un outil de communication de proximité. Il faut vivre avec son temps. Beaucoup de mes tweets sont des réponses à des gens qui souvent sont fortement désagréables. Nous partageons avec tous les ministres qui tweetent une petite armée d'une cinquantaine de personnes qui sont là pour nous basher.

«Bordeaux n'est pas ma priorité»

Certains de vos tweets ont fait polémique. Vous assumez ce style?
Je revendique quelques tweets d'humour.Je ne vois pas pourquoi on interdirait, surtout dans une période un peu difficile, de s'accorder quelques sourires. Prévert disait : "Il faudrait essayer d'être heureux, ne serait-ce que pour donner l'exemple".

Vous semblez avoir la parole libre et vous utilisez souvent un ton décalé. N'est-ce pas gênant pour une ministre?
Notre gouvernement a compris que nous devions incarner notre politique. C'est une politique très attentive aux Français, de proximité, qui a de la chair. C'est une politique qui leur veut du bien, chaleureuse. Ce n'est pas mauvais de l'incarner. Mes collègues qui s'étaient un peu tempérées se sont remises à tweeter.

Finalement, votre engagement politique est récent. Vous avez intégré le PS en 2002. Etre ministre était-il un but en soi?
Pas du tout. Ça a été une surprise jusqu'au dernier moment. Je n'ai pas du tout fait la campagne dans l'aura de Hollande. J'ai fait ma campagne de terrain.En 2004,on m'avait proposé de me présenter à des élections totalement ingagnables dans un canton à droite depuis 60 ans. Je me suis présentée avec un espoir de gagner loin d'être majoritaire, pour le dire pudiquement. Et j'ai gagné, donc les ennuis ont commencé! Après, je me suis présentée contre Alain Juppé aux élections législatives de 2007 et puis j'ai gagné. C'est un grand bonheur pour moi car je n'ai jamais été dépendante de la politique.

Avez-vous envie d'être candidate aux municipales de 2014 à Bordeaux?
Je ne dirai pas que ça ne soit pas une interrogation mais ça n'est pas une priorité. Nous allons faire des sondages. Vincent Feltesse (son suppléant à l'Assemblée nationale, Ndlr) est un excellent candidat qui a le mérite d'être très inscrit dans la politique bordelaise puisqu'il est président de la communauté urbaine et député. Je vais m'entretenir de tout cela avec le Premier ministre et le président mais je pense que c'est un bon équilibre que nous ayons deux rôles différents et complémentaires. La question de ma candidature ne me paraît pas être l'option favorable.

La ville de Bordeaux est très ancrée à droite et semble peu gagnable pour la gauche…
Elle l'est, comme la circonscription l'était. Personne ne m'aurait donnée gagnante. Il n'y a de combats perdus que ceux qu'on n'a pas menés.Il faut que le jour du résultat, on se dise : "On a fait tout ce qu'on pouvait."

La vidéo "Delaunay vue par Michèle" :


Vivien Vergnaud et Caroline Vigoureux - leJDD.fr

vendredi 15 mars 2013

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13 mars 2013 3 13 /03 /mars /2013 22:50
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  • : l'association Les Compagnons de vie à Domicile est adhérente à l’UNA (Union nationale de l'aide, des soins et des services aux domiciles) chargée de nous représenter et de défendre vos et nos intérêts. La mission de service public que s’est fixée Les Compagnons de vie à Domicile consiste en l’accompagnement et l’assistance dans les tâches du quotidien des personnes âgées ou handicapées, ainsi que des personnes malades ou en difficulté passagère.
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